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Communiqué de presse

Bilan des travaux de l’UDC au Grand Conseil – session des 24 et 25 mai 2022

Le groupe des députés UDC au Grand Conseil ressort d’une session rebondissante. Retour ici sur les grandes lignes qui ont marqué ces deux jours au Château :

Manœuvres politiques très discutables du Conseil d’Etat face à la motion UDC contre le pôle économique de La Tène

Alors que la motion 22.143 : « le pôle économique de La Tène, une fausse bonne idée ? » , portée par le député UDC Quentin Geiser, figurait à l’ordre du jour depuis des semaines, que l’urgence avait déjà été débattue lors de la session précédente et que le Conseil d’Etat avait déjà pris position (en défaveur) sur le texte, le Bureau du Grand Conseil s’est saisi d’un courrier en milieu de matinée le jour J de la session, dans lequel le Conseil d’Etat « questionnait la recevabilité de la motion », poussant le Bureau du Grand Conseil à se réunir en urgence avant la session ; une réunion à la légitimité discutable en raison de l’absence de nombre de membres, qui a exigé le retrait de la motion de l’ordre du jour… Par la voix de son président de groupe Niels Rosselet-Christ, le groupe UDC a déposé une motion d’ordre exigeant un retour de l’objet à l’ordre du jour et dénonçant ce qui ne s’apparent ni plus ni moins qu’à une mascarade politique sous l’impulsion du Conseil d’Etat soucieux de gagner du temps face à un texte qui a des chances de trouver une majorité au sein de l’hémicycle. Après concertation au sein d’une nouvelle réunion du Bureau du Grand Conseil, l’UDC a décidé de transformer la motion en « recommandation », dissipant ainsi les arguments qui « justifiaient » ce retrait, maintenant de fait notre proposition à l’ordre du jour. Si le fond n’a tout de même pas pu être discuté lors de cette session pour des questions de temps, le maintien à l’ordre du jour permettra un traitement rapide lors de la session de septembre.

Rejet de l’urgence sur la motion UDC « la sécurité alimentaire avant tout ! » par tous les autres partis de l’hémicycle

Dans la prolongation de la réflexion entourant le moratoire demandé par l’UDC sur la construction du pôle économique de La Tène, le groupe UDC a déposé dans l’urgence la motion 22.166 : « la sécurité alimentaire avant tout ! », portée par le président du groupe des députés Niels Rosselet-Christ, qui détaille une série de mesures fortes pour préserver et optimiser la productivité des terres agricoles du canton. L’urgence demandée se justifie en raison de l’instabilité internationale (situation qui évolue très rapidement) et le risque de crise alimentaire mondiale (voire même de famine) qui se dessine et face auquel la plupart des experts et moult gouvernements tirent la sonnette d’alarme. Le canton dispose de larges compétences en termes d’aménagement du territoire et de politique agricole et peut dès lors faire sa part pour garantir la sécurité alimentaire des neuchâteloises et des neuchâtelois. Avec un taux d’auto-approvisionnement de 57%, la sécurité alimentaire de la Suisse n’est à ce jour pas du tout assurée. En outre, dépendre des importations favorise également l’agriculture industrielle de masse dans les pays en voie de développement, favorisant de fait les monocultures mais aussi les famines dans lesdits pays, une mesquinerie que refuse de cautionner l’UDC. Hélas, l’urgence sur cette motion a été rejetée par l’ensemble des autres partis du Grand Conseil ! Le groupe Verts-POP a même estimée que « la guerre en Ukraine et le climat international ne constituent pas un motif d’urgence suffisant »… sachant que l’Ukraine et la Russie sont les premiers exportateurs au monde de denrées alimentaires, ces propos sont d’une irresponsabilité conséquente !

Mesures d’éloignement dans le cadre de violences domestiques : pour l’UDC, les mesures actuelles sont insuffisantes et elle le fait savoir

Portée par la députée Roxann Durini, le groupe UDC a une nouvelle fois interpellé le Conseil d’Etat sur la situation en termes de mesures d’éloignement, par le biais de l’interpellation 22.116 : « mesures d’éloignement, vraiment suffisant ? ». Pour le ministre de la Justice Alain Ribaux (PLR), « le risque zéro n’existe pas » et l’utilisation de bracelets électroniques dans le cadre d’une surveillance active « n’est pas une solution ». L’UDC réfute catégoriquement cette déresponsabilisation fataliste ; en effet, dans un rapport du Conseil fédéral datant de décembre 2021, il est clairement établi qu’en Espagne, la surveillance active et l’utilisation massive du bracelet électronique a, depuis 2009 jusqu’à nos jours, permis d’éviter des drames puisque dans 100% des cas, il n’y a pas eu de morts ! Le Conseil d’Etat doit donc cesser de se voiler la face. L’UDC ne lâche rien et reviendra à la charge sur ce sujet avec de nouvelles propositions concrètes.

Désenchevêtrement des tâches entre le canton et les communes : 20 ans après, la situation est insatisfaisante

Portée par le président du groupe des députés Niels Rosselet-Christ, l’interpellation UDC 22.119 : « 20 ans après le vaste remaniement des tâches, quelle est la situation ? » demandait un état des lieux sur les résultats obtenus par ce grand remaniement qui avait pour but l’optimisation des coûts et la clarification des rôles de chaque entité. Suite à la réponse détaillée du Conseiller d’Etat Laurent Kurth (PS), force est de constater que malgré quelques évolutions intéressantes, la situation reste globalement insatisfaisante : les flux communes – canton sont toujours plus importants, les communes se professionnalisent toujours davantage en raison de la complexification croissante des procédures et les doublons (dans certains secteurs) sont toujours présents, ne manquant pas de coûter cher aux contribuables. Pour l’UDC, il est primordial que le Conseil d’Etat remette l’ouvrage sur le métier et envisage une redistribution des cartes, sans quoi notre canton et les communes vont poursuivre leur enlisement dans les méandres d’une bureaucratie excessive et coûteuse.

Plan de législature du Conseil d’Etat : beaucoup de belles paroles, peu de concret

L’UDC s’est penchée avec attention sur le programme de législature du Conseil d’Etat. Le député-suppléant Damien Schär a porté la voix de l’UDC sur cet important dossier. Nous saluons les différentes mesures envisagées dans ce programme, notamment en termes de digitalisation. Néanmoins, aux vues des dernières attaques informatiques subies par différentes institutions ou particuliers, nous sommes quelques peu inquiets et espérons que les Services de l’Etat, sous l’égide du Conseil d’Etat prennent la mesure des défis qui nous attendent au nom de la sécurité de nos données.
Nous nous interrogeons également sur les ambitions en termes d’investissement du Conseil d’Etat. En effet, sachant que les comptes 2021 ont vus des investissements se réaliser pour 63 millions dont près de 20 sont liés à des prises de participation au sein de Viteos ou du Groupe E, nous sommes dubitatifs sur les montants annoncés de près de 100 millions par année. Toutefois, nous relevons que ce montant de 100 millions serait nécessaire afin d’améliorer nos infrastructures, nous souhaitons donc que cet objectif soit atteint.
En termes d’endettement, nous constatons avec regret qu’aucun plan d’action clair n’est prévu afin de désendetter nos finances cantonales et de ce fait les générations futures. Nous rappelons à cet effet qu’actuellement nous avons une chance, les taux d’intérêts sont relativement bas. Cependant, depuis le début du conflit armé ils ont tendance à augmenter ce qui péjorera inévitablement nos finances cantonales. Ceci, sans compter le prix des matières premières utiles aux investissements envisagés ni au prix des carburants ou des frais de chauffage pour ne citer qu’eux.
Pour terminer nous nous étonnons du fait que les mesures prévues ne soient pas chiffrées, osons gager que le Conseil d’Etat avait anticipé la crise actuelle en n’insérant dans le programme de législature volontairement pas de chiffres et qu’il ne s’agit nullement d’une volonté du Conseil d’Etat qu’au terme de la législature tant notre Autorité que la population ne puisse tirer un bilan chiffré des actions entreprises pour la période 2022-2025.
Le groupe UDC a donc prit acte de ce programme de législature et suivra son application avec un œil attentif.

Pétition contre l’interdiction de l’orpaillage dans le canton de Neuchâtel : l’UDC est le seul parti à soutenir une vision libérale de la société

Une pétition a été adressée à la commission des pétitions et des grâces demandant la levée de l’interdiction de l’orpaillage (la recherche d’or dans les cours d’eau) dans le canton de Neuchâtel. En effet, notre canton est le seul à interdire cette pratique, au nom de la protection de l’environnement. Pourtant, l’Areuse est une rivière aurifère, ce qui confère un intérêt pour certains passionnés. Cette discipline n’est pratiquée que par une infime poignée de passionnés de notre canton, qui se voient contraints d’aller l’exercer dans d’autres cantons. Soucieuse de défendre les intérêts d’une société libérale, l’UDC a refusé le rapport de la commission des pétitions et des grâces qui demandait le classement de cette pétition sans suite. Hélas, l’UDC était seule contre tous à défendre les pétitionnaires. Notre parti a relevé que cette politique du « tout ou rien » n’était pas constructive ; le canton de Neuchâtel pourrait très bien lever cette interdiction puis cadrer cette pratique par un règlement, des autorisations, des quotas et même des secteurs dédiés. Ces arguments n’ont hélas pas fait mouche et la pratique de l’orpaillage reste donc interdite dans le canton.

Sécurité : davantage de tasers dans la police ? La tendance se confirme

Le groupe UDC a déposé l’interpellation 22.124 : « des tasers dans la police ? », demandant au Conseil d’Etat un état des lieux sur le nombre de tasers (pistolets à impulsion électrique) dont disposent à ce jour les agents de police, dans quel contexte ils sont utilisés et si un armement généralisé des agents était envisagé avec cet outil. Le président du groupe des députés Niels Rosselet-Christ a souligné la pertinence d’équiper massivement les agentes et agents avec ces tasers, puisqu’ils constituent, dans certains cas, une alternative efficace et non-léthale lors d’interventions musclées. Le Conseiller d’Etat en charge Alain Ribaux (PLR) a informé l’hémicycle que des réflexions sérieuses en ce sens étaient en cours et que l’équipement plus conséquent de la police avec des tasers allait à terme être effective. L’UDC s’est montrée satisfaite de cette réponse, avec tout de même une petite remarque à l’attention du Conseil d’Etat : « cessez d’envisager, maintenant faites. »

Sessions à venir : beaucoup de travail et plusieurs propositions de l’UDC en perspective

La prochaine session (juin 2022) sera consacrée aux comptes de l’Etat, une analyse importante lors de laquelle l’UDC se montrera très attentive afin de déceler les éventuelles améliorations et mesures d’économies envisageables. Aucune proposition émanant des partis (objets B) autres ne sera cependant traitée lors de cette session, il faudra pour cela attendre septembre 2022.

D’ici là, près d’une dizaine de propositions de l’UDC sont d’ores et déjà agendées et feront l’objet d’intenses discussions, à savoir :

En outre, d’autres propositions UDC sont en cours de préparation. L’UDC poursuit son engagement actif en faveur des neuchâteloises et des neuchâtelois, pour une fiscalité et une bureaucratie moins lourdes, pour plus de sécurité et pour une agriculture locale forte.

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