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Une armée de milice forte : un pilier essentiel de notre sécurité

Exposé par Niels Rosselet-Christ,
Président du groupe des Députés UDC au Grand Conseil neuchâtelois

Depuis plusieurs dizaines d’années, la gauche rose-verte (PS, Verts, etc.), antimilitariste, n’a eu de cesse de s’en prendre à notre armée et à notre capacité à nous défendre. Depuis la chute du Mur de Berlin, les velléités pacifistes utopiques de la gauche ont gentiment mais sûrement pris le pas sur la raison et le pragmatisme.

Il y a 2 ans encore, le parti socialiste (PS) affirmait que « les guerres de terrain ne sont plus un scénario crédible en Europe ». A travers sa croyance naïve en une « paix perpétuelle acquise », la gauche, appuyée par son lobby le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), a sans cesse milité pour déforcer notre armée et démilitariser notre pays. Cela se traduit par son opposition systématique à l’augmentation des budgets militaires, à l’acquisition de nouveaux avions de combats, à son opposition au renouvellement du parc de chars, à sa lutte pour le désarmement des citoyens, etc. ainsi que par son objectif d’abolir le service militaire obligatoire.

Pourtant, depuis la fin du mois de février 2022, l’Europe s’est brutalement réveillée de 30 ans d’endormissement naïf aux conséquences fâcheuses. La guerre a éclaté en Europe de l’Est, impliquant de surcroît l’une des plus grandes puissances nucléaires du monde. L’Europe n’est plus en sécurité et la Suisse avec. L’abandon affligeant de la neutralité Suisse par le Conseil fédéral et la majorité du Parlement (par la reprise du train de sanctions de l’UE contre la Russie et la volonté de faire siéger la Suisse au Conseil de sécurité de l’ONU entre 2023 et 2024) place notre pays dans une situation encore plus dangereuse qu’elle ne l’était déjà.

Dès lors, il est impératif que notre pays se dote d’une défense crédible. Notre armée comptait encore quelque 600’000 hommes dans les années ’90, la voici aujourd’hui réduite à un effectif de 100’000 hommes, des équipements vieillissants et une capacité de mobilisation qui ne peut assurer une résistance crédible que pour 30 jours…

La Suisse doit absolument remettre la sécurité du pays au centre de ses priorités. Cela passe notamment par les mesures suivantes :

  • Réhausser le budget de l’armée d’au moins 2 milliards de francs (soit 7 milliards au total, correspondant à 1% du PIB) ; c’est un minimum afin de garantir des moyens suffisants. En comparaison internationale, la Suisse n’alloue qu’un budget dérisoire à sa défense nationale.
  • Augmenter les effectifs de l’armée ; dans l’immédiat, nous avons besoin d’au moins 20’000 hommes supplémentaires ; des efforts, notamment au niveau du recrutement, doivent être immédiatement déployés en ce sens. A moyen et long terme, nous ne devons pas exclure d’étendre aussi le service militaire obligatoire aux femmes.
  • Rééquiper l’armée de façon crédible ; nous devons acquérir sans attente les avions de combat F-35 afin d’assurer la sécurité de l’espace aérien. A ce titre, le PS doit prendre ses responsabilités en tant que parti gouvernemental et retirer sans attendre son référendum contre l’acquisition des nouveaux avions de combat. Nous devons également nous doter de systèmes de défense sol-air crédibles et de véhicules de combat de terrain modernes et efficaces. En outre, une augmentation massive de la cybersécurité est plus que nécessaire.
  • Rétablir la distribution de la munition de poche ; l’armée doit être mobilisable aussi rapidement que possible, il est dès lors important que les soldats disposent d’une réserve de munition militaire avec leur arme qu’ils conservent à la maison. En outre, l’acquisition de munition civile, lorsqu’on est tireur, ne fait pas l’objet de restrictions particulières, il n’y a donc aucune incidence significative en termes de sécurité des personnes à rétablir la distribution de cette munition militaire.

Contrairement aux autres partis, l’UDC s’est toujours engagée pour une armée de milice forte et pour une défense crédible. Face à la naïveté utopiste de la gauche, force est de constater que la situation géopolitique mondiale nous donne raison. Ne transigeons pas sur notre sécurité ; il en va de la survie de notre pays, de nos valeurs, de notre culture et de notre population.

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