Retour de la session du Grand Conseil du 19 mai 2026

25.052 – Programme de législature 2026 – 2029
Le programme de législature 2026–2029 du Conseil d’État fixe des orientations importantes pour notre canton. Toutefois, le groupe UDC a regretté, par la voix du député Loïc Frey, le manque de mesures concrètes, d’objectifs mesurables et de visibilité financière.
Alors que la situation des finances publiques est reconnue comme tendue, les réponses proposées reposent surtout sur des promesses d’optimisation sans garanties suffisantes. Nous estimons qu’il est indispensable de fixer des priorités claires et de limiter l’extension continue des dépenses de l’État.
Notre groupe reste attaché à une gestion rigoureuse des finances publiques, dans l’intérêt des contribuables et des générations futures. La planification financière actuelle ainsi que l’augmentation de la dette suscitent de fortes inquiétudes.
Nous soutenons une fiscalité attractive, notamment pour les familles, mais cela doit s’accompagner d’une véritable responsabilité budgétaire. L’UDC suivra donc avec attention les prochaines mesures concrètes du Conseil d’État.
26.006 – Intégration et cohésion multiculturelle
Le groupe UDC a exprimé, via le député Gil Santschi, de fortes réserves face au rapport présenté par le Conseil d’État. Malgré de nombreux dispositifs, ateliers et structures évoqués, nous constatons un manque important de résultats concrets et d’indicateurs mesurables.
Nous avons notamment demandé :
* combien de personnes suivent réellement les cours de français ;
* combien trouvent ensuite un emploi durable ;
* combien sortent de l’aide sociale ;
* et surtout quel est le coût réel de ces politiques pour les contribuables neuchâtelois.
Pour l’UDC, une politique publique doit être évaluée sur ses résultats, et non sur le nombre de projets ou de structures mises en place.
Nous avons également rappelé que l’intégration implique des devoirs clairs :
* apprendre le français ;
* respecter les lois et les valeurs suisses ;
* travailler autant que possible ;
* participer pleinement à la vie collective.
L’UDC refuse une vision où la société devrait constamment s’adapter aux revendications communautaires sans exiger d’efforts réels d’intégration.
Nous avons enfin regretté l’absence totale d’autocritique dans le rapport, alors que les difficultés d’intégration, le communautarisme ou certaines dépendances durables à l’aide sociale sont des réalités qu’il faut pouvoir nommer.
Le groupe UDC demande donc davantage de transparence, des objectifs mesurables et une politique recentrée sur l’intégration par le travail, la langue et le respect de nos règles communes.
25.030 – Déductions fiscales – Subventions
Notre groupe se réjouit que le Conseil d’Etat ait choisi la voie du bon sens en préservant les déductions fiscales cantonales pour les travaux énergétiques réalisés sur les logements propres, dans le contexte de la suppression de la valeur locative au niveau fédéral dès 2029. Il s’agit avant tout de préserver un système éprouvé, efficace et compréhensible, auquel les citoyens sont aujourd’hui habitués. Nous serons toutefois particulièrement attentifs, dans les années à venir, à ce que le recours accru aux subventions ne se transforme pas en un gouffre budgétaire supplémentaire, au détriment des finances publiques et surtout des contribuables de notre canton.
Pour toutes ses raisons, notre groupe, via le député et président l’UDC neuchâteloise, a affirmé son soutien au classement du postulat 20.155. Nous n’avons en revanche pas soutenu la motion 25.180 du groupe socialiste ainsi que l’amendement à la motion du groupe Vert-Pop, qui n’a pas lieu d’être, dans la mesure où le rapport que nous traitons aujourd’hui y répond déjà largement.
26.132 – Interpellation sur le projet de centre d’asile à Couvet
Le groupe UDC a déposé une interpellation URGENTE relative au projet de centre d’asile à Couvet. En effet, au-delà de l’absence de consultation de la population, ce projet soulève d’importantes préoccupations en matière de sécurité. L’expérience du site actuel ne peut être ignorée : celui-ci engendre déjà de nombreux désagréments, tels que des déprédations, des nuisances sonores significatives et des perturbations plus que fréquentes pour les riverains. Ignorer ces réalités revient à minimiser des difficultés déjà bien présentes. Par ailleurs, le nouvel emplacement envisagé, situé au cœur du village, à proximité immédiate de la gare – un secteur lui-même confronté à des problématiques récurrentes – ainsi que de zones résidentielles composées notamment de villas familiales, semble inadapté. Une telle implantation risque en effet d’accentuer encore les tensions. Il s’agit d’un simple déplacement du problème, sans en traiter les causes ni en résoudre les effets.
Le député Loïc Frey a défendu l’urgence de cette interpellation en insistant sur les conséquences potentielles d’un tel projet pour la commune et la nécessité d’informer rapidement la population.
Malheureusement, le PS, les Verts et le POP ont refusé la clause d’urgence, nous n’avons donc pas pu obtenir de réponse dans l’immédiat.
26.113 – Pour l’introduction de cours de préparation à la parentalité
Au nom du groupe UDC, la députée Jennifer Angehrn s’est exprimée concernant le postulat 26.113 visant à étudier la mise en place de cours de préparation à la parentalité dans le canton de Neuchâtel.
Tout en reconnaissant l’importance d’accompagner les futurs parents et de soutenir le bien-être mental des familles après la naissance d’un enfant, le groupe UDC estime que de nombreuses offres existent déjà sur le territoire cantonal.
Jennifer Angehrn a rappelé que le canton met également à disposition un catalogue recensant les prestations existantes en matière de soutien à la parentalité.
Pour le groupe UDC, il est essentiel de privilégier la valorisation et le développement des structures existantes plutôt que de créer de nouvelles prestations étatiques, avec les coûts supplémentaires que cela pourrait engendrer pour les contribuables.
La députée a également souligné un principe fondamental : la responsabilité première de la parentalité appartient aux familles, et le rôle de l’État doit rester subsidiaire et limité aux situations réellement problématiques.
Concernant l’amendement proposé par les groupes LR et Le Centre, Jennifer Angehrn a estimé qu’il ne modifiait pas le fond du projet et revenait simplement à ajouter une réflexion administrative supplémentaire sans répondre concrètement aux besoins identifiés.
Le groupe UDC a ainsi annoncé son opposition au postulat ainsi qu’à l’amendement proposé.