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Non, l’initiative sur la durabilité n’est ni un texte contre l’immigration ni contre les étrangers

Lorsque les opposants prétendent de manière simpliste que l’acceptation de cette initiative engendrera le chaos, c’est non seulement faux mais c’est bien le contraire qui nous attend. Ne rien faire aujourd’hui, c’est programmer le chaos de demain !

Le développement de notre économie et le maintien de notre niveau de vie en tenant compte de l’évolution de la pyramide démographique repose en partie sur le travail des immigrés, afin de compenser la baisse des natalités et le vieillissement de la population. Mais une immigration non maîtrisée et non conforme aux besoins de notre Pays ne permet pas d’atteindre ces objectifs. Elle détériore notre environnement et aggrave les défis de notre système de sécurité sociale. L’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » répond à ces préoccupations qui nous concernent tous. Pour cette raison, elle porte à juste titre le nom d’initiative sur la durabilité.

Une rapide lecture des arguments principaux de l’initiative, liée aux slogans inappropriés des opposants, pourrait faire penser que le texte se dresse contre les étrangers. L’importance de ce sujet mérite de s’y attarder plus en profondeur que de rester collé aux accroches exprimées de part et d’autre.

En la qualifiant de raciste et en l’accusant de viser l’exclusion et de menacer le marché du travail, les opposants ne font que créer un faux sentiment de peur. L’initiative permet à près de 40’000 personnes d’entrer en Suisse par année, d’y trouver un travail, de s’intégrer dans notre société et de cotiser de manière pérenne aux assurances sociales. Sans compter les frontaliers, qui ne sont pas impactés. Il n’y aura donc pas de pénuries dramatiques pour l’économie neuchâteloise, comme les milieux de gauche et les milieux économiques veulent le faire croire.

Oui, la population suisse vieillit et certains secteurs manqueront de relève. Oui, comme la gauche elle-même le dit, nous avons besoin de forces de travail pour garantir les retraites. Oui encore, la prévoyance vieillesse solide repose sur les cotisations des actifs. Tous ces arguments des opposants ne sont pas remis en cause par l’initiative sur la durabilité. Au contraire, c’est justement une augmentation incontrôlée de la population, sans lien avec les besoins qui fragilise encore plus la situation et n’apporte aucune vraie solution.

La Suisse a besoin de forces vives qui contribuent à long terme au bon fonctionnement de son économie. Seule une immigration contrôlée et de qualité nous permettra à tous d’atteindre ces objectifs, sans pour autant causer un bétonnage excessif de notre territoire restreint, sans accélérer la pénurie de logement, ni saturer nos infrastructures de transport ou mettre en danger la qualité de notre système éducatif. L’initiative nous forcera aussi à mieux utiliser le potentiel indigène, c’est-à-dire les résidents en Suisse, sans distinctions de nationalité ou d’âge, pour contrôler le taux de chômage et éviter que de nombreux arrivants occupent des emplois dans des domaines où nous disposons déjà d’une main d’œuvre suffisante ou ne travaillent pas ou que pendant très peu de temps.

Oui, l’initiative permet de continuer de recruter des travailleurs européens qui font vivre des secteurs essentiels comme la santé, l’hôtellerie, l’industrie et même l’agriculture. Des personnes qui viennent pour travailler dans la durée et qui ne s’arrêtent pas dès l’obtention du permis C pour percevoir qui des allocations de chômage, qui des prestations de l’aide sociale. Cette immigration pèse sur nos finances et ne fera qu’aggraver la situation de notre système social, une fois l’âge de la retraite atteint. L’intégration dans un nouveau pays est un processus à double sens. Les privilèges sont liés à des obligations. L’immigration implique l’acquisition d’une langue nationale, l’autonomie économique grâce à un emploi stable et la participation à la vie sociale du Pays, tout en adoptant ses valeurs et ses règles.

Ainsi, plusieurs pays adaptent leur immigration aux besoins réels de l’économie, comme le Canada, l’Australie, le Japon et la Corée, avec les résultats positifs que l’on sait sur leur force économique. Plus près de nous, le Royaume-Uni et l’Allemagne introduisent des mesures strictes pour équilibrer l’immigration avec la pénurie de main-d’œuvre et les défis démographiques. Pourquoi ne voudrions-nous pas autoriser la Suisse à faire de même ?

 

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