Retour sur la séance du Conseil général de Neuchâtel du 29 juin 2026

Principaux objets à l’ordre du jour
Rapport :
– Rapport du Conseil communal au Conseil général concernant des demandes de prolongation du délai de réponse à plusieurs motions et postulats
Lors de la séance du Conseil général du lundi 29 juin dernier, un rapport concernant la prolongation du délai de réponse à plusieurs objets a été accepté.
Traiter les objets parlementaires est le cœur battant de notre démocratie locale. Toutefois, légiférer dans la précipitation est rarement le garant de solutions durables. La demande du Conseil communal visant à prolonger de six mois le délai de traitement pour des objets précis ne relève pas de l’inertie, mais bien d’une nécessaire exigence de précision.
Le Plan d’aménagement local (PAL), actuellement en phase d’examen par l’Etat, constitue le socle sur lequel nous bâtirons la ville de demain. La cohérence est de mise. Vouloir répondre maintenant, sans avoir intégré les directives stratégiques du PAL, reviendrait à agir sans vision d’ensemble. Attendre permet d’inscrire ces réflexions dans un cadre transversal, garantissant une meilleure efficacité sur le terrain. La rigueur des données doit primer. Avec les nombreux chantiers de rénovation en cours et le système de monitoring énergétique en phase de déploiement, nous ne pouvons pas nous permettre des réponses théoriques. La ville mérite des analyses basées sur des chiffres réels et consolidés. Accorder ces six mois supplémentaires, c’est donner au Conseil communal les moyens d’aboutir à des propositions concrètes, financées et pérennes, plutôt qu’à des déclarations d’intention prématurées.
En somme, privilégier la qualité de l’analyse sur la simple célérité est une marque de respect envers notre institution. Accepter cette demande de prolongation est l’assurance d’un travail législatif serein, réfléchi et, in fine, bien plus efficace pour les citoyennes et citoyens neuchâtelois.
Autre objet :
Le Conseil général a également abordé une motion sur la capacité du Conseil communal de communiquer publiquement lors de scrutins ne relevant pas de sa compétence (p. ex. votations cantonales ou fédérales). Par sa majorité de gauche, le législatif a refusé la motion. Pour rappel, l’Autorité politique peut intervenir dans un scrutin, mais elle doit le faire en respectant les principes d’objectivité, de transparence et de proportionnalité. Il s’agit de protéger la liberté du droit de vote (art. 34 Cst féd) et la libre formation de l’opinion des citoyens. Ce devoir de réserve s’applique à plus forte raison lorsqu’une Autorité communale prend position dans un scrutin ne relevant pas de sa compétence, à moins qu’elle ne soit davantage touchée que les autres communes.
Pour la majorité de notre Conseil, l’exécutif bénéficie de la légitimation requise pour communiquer librement sur les objets cantonaux et fédéraux. La motion représentait une occasion de définir des principes autorisant la communication publique du Conseil communal, laquelle ne doit pas dépendre de la sensibilité personnelle des membres du Conseil communal, de la majorité politique qui le compose ou encore du déroulement d’une campagne de votation.
Pour l’UDC Littoral Est Neuchâtelois
Alexandre Morais et Bastien Tenky, Conseillers généraux UDC commune de Neuchâtel