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Bilan des travaux de l’UDC au Grand Conseil – Session de janvier 2022

Congé maternité des fonctionnaires : la majorité de gauche vote pour le maintien des privilèges de la fonction publique

Lors de la session du 25 janvier 2022, le Parlement à majorité de gauche et de centre-gauche (PS, Verts, Vert’libéraux, POP et Le Centre) a décidé, au terme d’un débat intense, de maintenir le congé maternité de 17,4 semaines octroyé aux femmes travaillant dans la fonction publique. Les amendements UDC et PLR, qui abaissaient ce nombre à respectivement 14 ou à 16 semaines, ont été balayés par le reste de l’hémicycle.

La majorité de gauche et de centre gauche déplorait les « attaques de la droite », les qualifiant de « régression sur les acquis sociaux ». D’autres voix se sont fait entendre pour un rééquilibrage « à la hausse », pour que le privé s’aligne sur l’Etat ; rappelons toutefois qu’on entre dès lors dans des considérations d’ordre fédéral et que c’est avant tout au Parlement fédéral d’entreprendre des changements et non aux cantons.

Pour l’UDC toutefois, il est absolument indécent de vouloir maintenir un tel traitement de faveur (s’inscrivant dans un lot d’avantages certains à la faveur de la seule fonction publique neuchâteloise) alors qu’une grande majorité des femmes travaillant dans le secteur privé ne jouissent non seulement pas de tels avantages (14 semaines de congé maternité payées à 80% dans le secteur privé, contre 17,4 semaines payées à 100% pour la fonction publique) mais doivent en plus subir les affres de l’insécurité de l’emploi, de conditions salariales discutables, d’une pénibilité physique et psychique substantielle en emploi, le tout de surcroît dans une situation de crise globale.

La gauche et le centre se font une fois de plus les avocats schizophrènes du microcosme de la fonction publique, affirmant d’un côté militer « pour tous, sans privilège », de l’autre défendant becs et ongles le maintien de privilèges à la faveur d’une fonction publique pourtant entièrement dépendante du secteur privé ; l’Etat n’est pas un créateur de richesse et son fonctionnement ne repose que sur la ponction des richesses crées par le privé, via l’impôt des entreprises, des citoyennes et des citoyens. En ces temps de crise, un signal fort afin de réduire la fracture entre l’Etat et le peuple aurait été de mise. La gauche ne l’a hélas pas entendu de cette oreille. L’UDC continuera de se battre pour un traitement plus égalitaire entre la fonction publique et le secteur privé.

Pratique de la chasse sous l’influence de l’alcool : un compromis raisonnable

L’UDC a joint sa voix à la très grande majorité du Parlement afin de modifier la loi sur la faune sauvage (LFS), prévoyant l’introduction d’une limitation du taux d’alcoolémie lors de la pratique de la chasse. Cette limitation s’aligne sur les taux prévus par la loi fédérale sur la circulation routière (LCR), soit 0.5 pour mille (comme pour les conducteurs d’automobiles). L’UDC est absolument favorable à un droit libéral sur les armes et la pratique de la chasse mais également à un exercice responsable de ces droits. Le compromis trouvé palie à l’absence jusqu’ici de réglementation et a été élaboré en commission en tenant également compte de plusieurs avis, des milieux principalement concernés. Il a été relevé, à juste titre, que le nombre d’accidents de chasse dans le canton et en Suisse reste marginal et ne sont pas spécialement le fait d’une consommation excessive d’alcool. Mais comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir.

Réponse à la violence dans le canton : le Conseil d’Etat n’est pas assez ferme !

Le Conseil d’Etat a enfin répondu à l’interpellation de l’UDC faisant suite aux braquages à main armée ayant eu lieu à la Chaux-de-Fonds l’an dernier et aux violences des gangs ayant occupées l’actualité. L’UDC n’est que peu satisfaite par la réponse apportée par le Conseil d’Etat. S’il détaille les actions déjà entreprises sur le terrain, il semble aussi se réfugier derrière un certain formalisme, minimisant de fait les implications de ces faits-divers sur l’ensemble de notre société. En outre, les condamnations répétées mais souvent légères (et donc peu dissuasives) n’aident pas à combattre efficacement le crime. L’UDC est convaincue qu’il faut faire preuve d’une plus grande fermeté face à la criminalité et attend du Conseil d’Etat qu’il présente une véritable stratégie, à la fois efficace et dissuasive, pour empêcher la criminalité de se développer en terres neuchâteloises.

Energie : « Est-ce que le Conseil d’Etat prévoit de distribuer des pullovers pour l’hiver 2025 – 2026 ? »

Une pénurie d’électricité constitue la menace n°1 pour la Suisse, selon la Confédération. Or, cette menace pourrait devenir réalité d’ici 2 à 3 ans déjà. L’UDC s’en inquiète fortement et propose plusieurs solutions à l’échelle nationale. Dans cette optique, les Députés UDC neuchâtelois ont interpellé le Conseil d’Etat afin de connaître la stratégie du gouvernement neuchâtelois pour anticiper et faire face à cette situation sombre qui s’annonce et constatent qu’il n’existe à ce jour pas de réelle stratégie durable et efficace pour palier à ce manque. L’UDC poursuit son engagement pour un approvisionnement énergétique sûr, propre et bon marché, à tous les échelons du pouvoir politique.

Résolution de la gauche en faveur d’Erasmus+ : une mascarade europhile

Une fois de plus, la gauche, avec l’appui du centre et d’une partie du PLR, a fait passer une résolution à l’attention de la Berne fédérale afin de l’encourager à faire réintégrer la Suisse au programme d’échanges universitaires « Erasmus+ ». Une résolution plus politique que concrète, traduisant les velléités europhiles de l’hémicycle. Ce programme d’échange n’est en effet pas l’unique solution se proposant aux universitaires, qu’il s’agisse d’élèves suisses souhaitant étudier à l’étranger ou l’inverse. En outre, nous pouvons nous interroger sérieusement sur la plus-value de ces échanges pour notre pays, sachant que la Suisse compte plusieurs universités et hautes écoles figurant dans le haut du classement des meilleures universités du monde. Mais là où le bât blesse, c’est qu’une fois encore, la gauche du Grand Conseil neuchâtelois veut se mêler de politique fédérale, alors qu’elle dispose de plusieurs représentants à la Berne (une Conseillère aux Etats et deux Conseillers nationaux). Le but de la résolution n’a donc aucun rapport avec Erasmus+ sur le fond, mais est bel et bien d’utiliser le Grand Conseil comme tribune en faveur d’un discours pro Union Européenne dans le but de culpabiliser le peuple Souverain qui a toujours refusé (et pourtant à raison) toute adhésion à cette UE chancelante et non démocratique. L’UDC a donc refusé cette résolution, tenant ainsi fermement ses positions claires contre tout glissement institutionnel vers l’Europe politique.

Motion « pour une école durable » : le dogmatisme écologiste s’insinue toujours plus dans nos écoles

Cette motion du groupe socialiste a été acceptée par la majorité de gauche du Grand Conseil mais aussi avec la complaisance du Conseil d’Etat (à majorité PLR). Instaurant la création d’une « commission durabilité » au sein du service de l’enseignement (induisant un alourdissement de l’administration), ce texte renforce encore davantage les préceptes écologistes au sein de nos institutions. L’UDC a (vainement) refusé ce texte, qui selon elle relève davantage du prosélytisme que d’une réelle préoccupation de fond. Notre parti estime que ce n’est pas à l’école de faire du zèle sur ces questions auprès des enfants et qu’il est avant tout du rôle des parents que de leurs inculquer les bonnes habitudes en matière d’environnement. Encore une pierre supplémentaire à l’édifice écologiste. Il serait toutefois illusoire de croire à un monopole de la gauche en matière de questions écologiques, dans la mesure où les taxes en tous genres se multiplient.   L’UDC préfère  prôner à la fois la liberté et la responsabilité individuelle ainsi qu’une approche rationnelle de ces thématiques.

 

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