Renvoi des criminels étrangers: le Conseil d’État se noie dans les excuses

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Renvoi des criminels étrangers: le Conseil d’État se noie dans les excuses
L’UDC Neuchâtel prend acte de la réponse écrite du Conseil d’État à la question 24.423 concernant le renvoi des criminels étrangers. Cette réponse confirme malheureusement ce que nous dénonçons depuis des années : une politique de renvoi laxiste, bureaucratique et déconnectée de la volonté populaire, dissimulée derrière un discours technocratique.
Une réponse écrite pour éviter le débat public
Le groupe UDC regrette la réponse écrite. En effet, cela permet d’éviter un débat public clair et transparent sur un sujet fondamental pour la sécurité de la population. Lorsque des criminels étrangers restent en Suisse alors qu’ils devraient être expulsés, la population a droit à des réponses simples, pas à un empilement de justifications administratives.
Des statistiques arrangées pour sauver l’image du canton
Le Conseil d’État affirme un taux de renvoi de 92%, mais ce chiffre repose sur une lecture extrêmement complaisante des statistiques. Dans les faits, des dizaines de criminels étrangers disparaissent dans la nature, quittent le territoire sans contrôle ou ne sont jamais renvoyés faute d’anticipation et de fermeté des autorités.
Qualifier ces situations de simples « problèmes méthodologiques » est irresponsable. Pour la population, un criminel étranger disparu n’est pas un succès administratif, mais un échec sécuritaire.
Toujours les mêmes excuses
Manque de coopération des pays d’origine, délais administratifs, problèmes informatiques, différences de saisie entre cantons, transferts de données « fictives » : le Conseil d’État aligne les excuses sans jamais remettre en question sa propre action.
Pendant ce temps, les décisions de renvoi ne sont pas exécutées immédiatement, contrairement à ce que le peuple suisse a clairement exigé dans les urnes.
La volonté populaire systématiquement relativisée
Le passage le plus révélateur de cette réponse est la justification idéologique assumée du Ministère public : les autorités reconnaissent explicitement interpréter la loi de manière variable, en tenant compte de considérations personnelles, au nom de conventions internationales.
L’UDC rappelle que le peuple a accepté l’expulsion des criminels étrangers, précisément pour mettre fin à ce genre de pratiques. Transformer une obligation légale en débat d’interprétation permanente revient à vider la loi de sa substance.
Une explosion des affaires… sans exécution correspondante
Les chiffres fournis montrent une augmentation constante du nombre d’affaires impliquant des criminels étrangers. Pourtant, le nombre d’expulsions effectives reste limité et leur exécution traîne sur des mois, voire des années.
Cela démontre une chose : le système neuchâtelois ne fonctionne pas, et le Conseil d’État refuse d’en tirer les conséquences.
Enfin, le groupe UDC est outré des précisions apportées par le ministère public, nous citons « Le questionnement des signataires de la question quant au respect de la loi et de la volonté populaire appelle la précision suivante de la part du Ministère public : la formulation retenue semble traduire une opinion déjà établie au regard des trois premières questions ». Il n’est pas demandé au ministère public d’exposer son point de vue spéculatif sur des opinions politiques.
L’UDC exige un changement de cap
L’UDC Neuchâtel exige :
- une exécution rapide, systématique et contrôlée des expulsions,
- la fin des disparitions tolérées et des départs non vérifiés,
- une transparence totale sur les criminels étrangers encore présents sur le territoire,
- le respect strict de la volonté populaire et du droit fédéral, sans interprétations idéologiques.
La sécurité de la population neuchâteloise ne peut pas être sacrifiée sur l’autel du juridisme et de la complaisance. Le Conseil d’État peut multiplier les pages et les pourcentages : les faits restent têtus.
L’UDC continuera à dénoncer cette politique de façade et à défendre une Suisse sûre, souveraine et respectueuse de la volonté du peuple et profite de rappeler que, d’ici cet été, le Grand Conseil sera appelé à réélire ses Autorités judicaires, si nous ne constatons pas un changement de cap, nous prendrons nos responsabilités en ne réélisant pas certains membres connus pour ne pas appliquer la législation en vigueur et voulue par le peuple.
UDC NEUCHÂTEL
Le groupe parlementaire UDC au Grand Conseil