Participer
Article

Suisse-UE – Préservons ce qui fait notre force

Demain, nous serons appelés à nous prononcer sur une question fondamentale : voulons-nous lier notre destin à un traité de soumission à l’Union européenne, ou voulons-nous préserver ce qui fait la force, la singularité et la prospérité de la Suisse ?

La Suisse n’est pas un pays comme les autres. Notre système repose sur un pilier essentiel : la démocratie directe. Ce sont les citoyennes et les citoyens qui décident, qui corrigent, qui orientent. Par le référendum, par l’initiative populaire, nous gardons la maîtrise de notre avenir. Accepter un traité qui nous oblige à reprendre automatiquement des règles décidées ailleurs et de surplus par des technocrates, sans que notre peuple puisse en débattre ni les refuser, reviendrait à affaiblir ce droit fondamental. Préserver et sauvegarder la participation à la démocratie directe n’est pas un détail institutionnel : c’est l’âme même de notre pays.

La Suisse doit rester souveraine, compétitive et performante à long terme. Notre prospérité ne doit rien au hasard. Elle repose sur notre capacité à décider rapidement, à adapter nos règles à notre réalité, à maintenir un environnement favorable à l’innovation, aux PME, à l’industrie et aux services. Être souverain, ce n’est pas s’isoler ; c’est choisir librement ses partenariats, négocier d’égal à égal, et conserver la liberté d’agir lorsque l’intérêt national l’exige.

Or, politiquement et structurellement, la Suisse est incompatible avec le modèle de l’Union européenne. L’UE fonctionne sur un principe d’intégration toujours plus poussée, avec une centralisation progressive des compétences. Notre modèle, lui, repose sur le fédéralisme, la subsidiarité vécue au quotidien, l’équilibre entre les communes, les cantons, la Confédération et la neutralité. Là où l’UE privilégie l’uniformisation, la Suisse valorise la diversité cantonale. Là où l’UE avance par compromis entre États membres, la Suisse avance par décision populaire. Ces deux logiques ne sont pas superposables sans tensions profondes.

Notre place économique ne doit pas être affaiblie. La Suisse est l’un des pays les plus compétitifs au monde. Nous exportons, nous innovons, nous attirons des talents et des investissements. Cette force vient de notre stabilité politique, de notre sécurité juridique et de notre capacité à définir nos propres règles fiscales, sociales et économiques. Se lier à un cadre contraignant, évolutif et décidé en grande partie en dehors de nos institutions, c’est accepter une incertitude permanente et une perte de maîtrise. Nous avons toujours su conclure des accords bilatéraux équilibrés ; nous pouvons continuer sur cette voie sans renoncer à notre autonomie.

N’oublions pas notre histoire à la veille des commémorations du 1er mars. En 1848, notre canton a affirmé sa volonté politique en mettant fin à son statut de principauté liée au roi de Prusse pour devenir pleinement républicain et s’inscrire dans la nouvelle Confédération fédérale. Ce moment fondateur rappelle que la Suisse s’est construite sur des choix de liberté, sur la volonté d’émancipation et sur la primauté de la souveraineté populaire. Notre histoire nous enseigne que nous avançons lorsque nous décidons par nous-mêmes.

Enfin, nous ne voulons pas adhérer à un monstre bureaucratique. L’Union européenne, avec ses milliers de pages de directives, de règlements et de procédures, impose une lourdeur administrative considérable. La Suisse a construit son succès sur l’efficacité, la proximité entre décideurs et citoyens, et la simplicité relative de ses structures. Pourquoi importer un système complexe, centralisé et éloigné des réalités locales, alors que notre modèle fonctionne ?

Mesdames et Messieurs, refuser un traité de soumission à l’Union européenne, ce n’est pas refuser l’Europe. C’est affirmer une autre manière de coopérer : librement, souverainement, pragmatiquement. C’est défendre notre démocratie directe. C’est garantir notre compétitivité. C’est préserver notre souveraineté et notre prospérité.

La Suisse n’a jamais eu besoin de se soumettre pour réussir. Elle a toujours avancé en restant fidèle à ses valeurs, à ses institutions et à son peuple. Restons maîtres de notre destin. Défendons notre liberté. Défendons la Suisse.

 

Raymond Clottu, Président UDC Neuchâtel

partager l’article
en lire plus
contact
UDC Neuchâtel
Le Torneret 67
2322 Le Crêt-du-Locle
Tel. : +41 79 834 42 52
Mail : secretariat@udc-ne.ch
Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse. Voir les détails
Je suis d'accord