Retour sur la session du Grand Conseil du 17 février 2026

25.011 – Politique de santé publique 2025-2030
Celle-ci propose une vision structurée pour les années à venir, articulée autour de cinq objectifs stratégiques et de vingt-trois mesures concrètes, notamment en matière de promotion de la santé, de coordination des acteurs et de soutien à domicile.
La majorité du groupe UDC, par la voix de la députée Jennifer Angehrn a reconnu l’utilité de ce cadre stratégique pour orienter l’action publique et améliorer la qualité des prestations offertes à la population. Nous regrettons toutefois l’absence d’indications financières plus précises, alors que la maîtrise et la transparence des coûts doivent rester au cœur de toute politique de santé.
L’ensemble des postulats liés à ce rapport a été classé, les réponses du Conseil d’État étant jugées satisfaisantes et les mesures demandées déjà en place ou en cours de mise en œuvre.
Dans le cadre de ce rapport, l’UDC s’est opposée au postulat 26.106. En effet, ce dernier concernait l’écoute et la médiation citoyenne en matière de santé. Sujet important mais dont l’essentiel est déjà assuré par le Service cantonal de la santé publique et le réseau socio-sanitaire. Accepter cette étude reviendrait demander un rapport sur des structures déjà existantes sans apporter de bénéfice concret. Ce dernier a malgré tout été accepté par une majorité du parlement.
L’UDC reste convaincue qu’une politique de santé efficace doit s’appuyer sur des instruments existants performants, une coordination ciblée des acteurs et une gestion rigoureuse des ressources publiques.
25.108 Motion Pour une caisse publique cantonale ou intercantonale et un réseau intégré de soins
Une majorité du groupe UDC n’a pas soutenu cette motion qui est totalement inutile et illusoire.
En effet, une telle mesure supprimerait la concurrence entre les caisses maladie, alors même que celle-ci garantit aujourd’hui aux assurés un choix et encourage l’amélioration de la qualité des prestations.
Une caisse unique conduit rapidement à un monopole d’Etat : l’innovation s’essouffle, la bureaucratie explose et l’assuré perd tout pouvoir d’influence.
Ne nous laissons pas convaincre que cela ferait baisser les coûts. Sans concurrence, les dépenses exploseront et les primes – devenues – de fait des impôts – grimperont à toute vitesse.
Concernant les réseaux intégrés de soins :
En réalité, les réseaux intégrés de soins restreignent le libre choix du patient : le médecin n’est plus choisi librement, le parcours est imposé et toute sortie se paie. Ce n’est pas une médecine plus efficace, mais une médecine plus rigide, parfois à deux vitesses, réservant les meilleurs soins à ceux qui en ont les moyens.
Notre système de santé doit rester un système de liberté et de responsabilité. Oui, il peut être amélioré. Mais son équilibre – liberté de choix, diversité des prestataires et responsabilité individuelle – est essentiel. Défendons-le, améliorons-le, sans le sacrifier pour un modèle centralisé et étatique.
En conclusion, le député et président de l’UDC NE a rappelé que bien que notre système de santé figure parmi les meilleurs au monde, il demeure relativement coûteux. Son étatisation croissante attise les convoitises et alimente l’augmentation des primes. Mettre fin à cette dynamique suppose de corriger les incitations erronées du système actuel. La responsabilité individuelle doit, comme cela a déjà été souligné, être renforcée, et la mise sous tutelle du citoyen sous couvert de promotion de la santé doit être stoppée. Et, pour couronner le tout, une partie du financement de cette caisse publique reposerait sur les impôts et sur les primes payées par ses assurés.
Pour l’ensemble de ces raisons, la majorité du groupe n’a pas apporté son soutien à cette motion qui ne va pas dans la bonne direction. Une minorité du groupe soutient cette motion, estimant qu’elle va dans la bonne direction.
Cependant, nous sommes tous favorables à un système de santé libre, avec un partenariat publique privé tourné vers la qualité et l’efficacité dans l’intérêt des patients.
Au vote, cette motion a été acceptée.
26.107 Interpellation Abandon de troupeaux dans la vallée de La Brévine et défaillances des dispositifs de surveillance
Après la mort d’une vingtaine de bovins en 2025 dans la vallée de la Brévine, un nouveau cas grave d’abandon a été découvert en janvier 2026 à La Chaux-du-Milieu. Deux drames similaires en moins d’un an : cela n’est plus un simple accident, mais le signe de possibles défaillances du système de surveillance. Pour cette raison, l’UDC a déposé l’interpellation susmentionnée avec demande d’urgence et exigé des réponses immédiates.
Par la voix du député Loïc Frey, l’UDC a demandé des explications claires sur les contrôles effectués, sur la transmission des informations entre les services concernés ainsi que sur les mesures d’accompagnement mises en place pour les exploitants en difficulté.
Si des lacunes existent, elles doivent être corrigées et ce, dans les plus brefs délais. Il en va du respect dû aux animaux, de la crédibilité de nos institutions et de la confiance de la population envers nos institutions et envers nos agriculteurs.
Le Conseil d’État a répondu de manière insatisfaisante à nos yeux. En résumé : tout va bien, le dispositif mis en place a fait ses preuves et à, qui plus est, été perfectionné depuis le mois de janvier. Il a même été relevé qu’en matière de contrôles, le canton de Neuchâtel est pionné dans la mise en œuvre. Affaire à suivre.