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la gauche rose-verte détruit l’environnement !

L’aveuglement dogmatique et populiste de la gauche rose-verte (PS et Verts mais aussi Vert’libéraux et Le Centre) conduit notre pays dans l’insécurité en termes d’approvisionnement énergétique. En outre, les « solutions » proposées sont non seulement insuffisantes mais également nuisibles pour l’environnement.

Par Niels Rosselet-Christ, président du groupe des députés UDC

Cela fait des années maintenant que la gauche rose-verte accapare les questions environnementales, au point que cette vision étriquée de gauche est devenue la norme aux yeux des médias et d’un certain nombre de nos concitoyens.

Pourtant, déjà en des temps ordinaires, cette politique écologiste était de la poudre aux yeux, masquant des velléités taxatrices de cette gauche cupide de l’argent d’autrui et notamment des travailleurs et de la classe moyenne. Le projet de « loi sur le CO2 », par exemple, soutenu par toute la gauche mais aussi par le PLR Suisse, a fort heureusement été rejeté dans les urnes par la population il y a tout juste 1 an ; ce projet n’était en effet qu’un ensemble de mesures prévoyant des taxes sur absolument tout et notamment sur la mobilité des travailleurs. Inutile de préciser que la population qui travaille déjà dur aurait vu son pouvoir d’achat considérablement réduit avec cette loi.

Des exemples concrets, il y en a régulièrement, que cela soit à l’échelle fédérale, cantonale ou communale ; à chaque fois que la gauche propose une « mesure » écologiste, cette dernière passe par la création d’une taxe ou l’augmentation d’une taxe existante.

Echec cuisant de la Stratégie énergétique 2050 et pénuries d’électricité

Avec le début de la guerre en Ukraine en février dernier, cette politique écologiste de gauche déjà précaire est arrivée à bout de souffle et les échecs se succèdent sans plus pouvoir être cachés.

Le plus manifeste de ces échecs est celui de la « Stratégie énergétique 2050 ». Porté en son temps par l’anc. Conseillère fédérale Doris Leuthard (Le Centre / ex-PDC) et bien évidemment soutenu par l’ensemble de la gauche rose-verte (PS, Les Verts, Vert’libéraux, Le Centre), ce projet est un ensemble de mesures visant une radicale décarbonisation de la société Suisse d’ici 2050. Sur le papier du moins. Dans les faits, cela se traduit entre autres par l’abandon de l’énergie nucléaire et le développement de la mobilité électrique.

En 2017, lors de la campagne de votation sur cette stratégie approuvée en votation populaire, l’UDC était alors le seul parti à tirer la sonnette d’alarme face à ce projet bancal. Le slogan : « nous ne voulons pas nous doucher à l’eau froide ». Doris Leuthard nous promettait une stratégie solide et une production énergétique sûre, bon marché et en suffisance. Mais les mises en garde de l’UDC se sont avérées fondées puisqu’aujourd’hui, notre pays se trouve dans une incertitude sans précédent.

L’abandon de l’énergie nucléaire est sans nul doute l’une des décisions les plus irresponsables ; cette énergie représente à ce jour plus d’un tiers de notre approvisionnement (elle est la 2e source d’approvisionnement électrique de la Suisse après l’énergie hydraulique) et une fois les centrales toutes fermées, même avec un développement supermassif de l’énergie solaire, il sera impossible de répondre entièrement aux besoins en électricité du pays, notamment en périodes hivernales. Les experts de la Confédération sont unanimes : d’ici l’an prochain déjà, nous pourrions faire face à des pénuries d’électricité massives et prolongées (ce qui entraînerait des conséquences dévastatrices sur l’économie et la société). En outre, il est même écrit noir sur blanc dans le rapport du GIEC que l’énergie nucléaire est nécessaire pour sortir des énergies fossiles et assurer la transition énergétique.

Plutôt que d’admettre l’échec de cette Stratégie énergétique, la Confédération poursuit son aveuglement et refuse de revoir ses positions. Elle préfère exclure des technologies pourtant prometteuses de ses réflexions pour se focaliser sur une vision aussi incomplète qu’insuffisante. Peu avant la guerre en Ukraine, alors que les préoccupations face aux risques certains de pénuries éclataient au grand jour, la Conseillère fédérale en charge, la socialiste Simonetta Sommaruga, dévoilait alors son « plan » pour y faire face : la création de nouvelles centrales à gaz ! Oui, vous avez bien lu, la Confédération veut poursuivre les objectifs de la décarbonisation de la société en créant de nouvelles centrales à gaz (à énergie fossile donc) ! Une aberration applaudie par la gauche rose-verte…

Centrales à gaz, centrales à charbon et émissions massives de CO2 en perspective

C’était toutefois sans compter sur la guerre en Ukraine. Les conséquences de cette guerre et des sanctions européennes contre la Russie reprises sans débat ni nuance par la Confédération sont conséquentes sur l’approvisionnement énergétique. L’Europe est actuellement très dépendante des importations de gaz russe. Les embargos privent dès lors le Continent de cette ressource énergétique encore indispensable.

Le bon réflexe serait dès lors de maintenir les centrales nucléaires ouvertes, voire même de commencer sans attendre la construction de nouvelles centrales dernière génération (plus sûres et plus efficientes encore) et de développer un mix de moyens de production énergétique conséquent. L’énergie hydraulique, par exemple, est la première source d’alimentation électrique de la Suisse, avec plus de 56% de l’électricité produite.

Toutefois, il n’en est rien ; la gauche rose-verte et la majorité de centre-gauche du Parlement et du Conseil fédéral ne veulent rien savoir. Le nucléaire ? C’est non ! L’hydraulique ? C’est non aussi ! En effet, tous les projets de rehaussement des barrages existants ou de création de nouveaux barrages en très haute altitude (là où personne ne vit) sont systématiquement bloqués par la gauche rose-verte ! L’acceptation par le Parlement du contre-projet à l’initiative sur les glaciers est un obstacle supplémentaire à ces projets.

Au lieu de cela, la Confédération persiste et signe sur le développement de l’énergie solaire (qui n’est pas une mauvaise chose mais qui est clairement insuffisante, même avec un développement supermassif) et sur le développement de nouvelles centrales à gaz. Récemment, on voit même la remise au goût du jour d’un mégaprojet de stockage de gaz sous les alpes !

Nos voisins aussi s’enfoncent dans l’absurde. L’Allemagne, gouvernée par la gauche écologiste, a récemment ordonné la fermeture de ses centrales nucléaires. Fortement dépendante du gaz russe, la voici en proie à des risques imminents de pénuries encore plus sévères que nous. La voici qui maintenant prévoit la réouverture… des centrales à charbon jusqu’en 2030 au moins ! Vous rendez-vous seulement compte des considérables et dramatiques conséquences de cette décision sur l’environnement !? Le charbon est sans nul doute l’une des énergies les plus polluantes de la planète ; à titre de comparaison, voici les quantités d’émissions de CO2 par KW/h en fonction du mode de production :

  • Centrales à charbon : 1’058g CO2 / KWh
  • Centrales à gaz : 443g CO2 / KWh
  • Centrales hydroélectriques : 10g CO2 / KWh
  • Centrales nucléaires : 6g CO2 / KWh

(source : Bilan GES de l’ADEME, janvier 2021)

L’aveuglement écologiste de la gauche rose-verte et son incapacité à admettre l’échec de la Stratégie énergétique 2050 sont lourds de conséquences pour notre pays, pour notre approvisionnement énergétique et pour l’environnement. Avec son entêtement, la gauche rose-verte détruit l’environnement !

Retrouver le bon sens

Il faut en finir avec cette démagogie dangereuse qui risque de ramener notre pays à l’âge de pierre. La Confédération doit sans attendre assurer une production énergétique sûre, bon marché et exempte de CO2 et cela passe par un mix énergétique qui n’exclut aucune technologie prometteuse.

  • Les barrages existants doivent être rehaussés ;
  • De nouveaux barrages doivent être créés en très haute altitude ;
  • Les centrales nucléaires doivent rester ouvertes ;
  • La création de nouvelles centrales nucléaires doit être envisagée ;
  • L’énergie solaire doit être davantage développée ;

La Confédération doit en outre renoncer à ses projets de centrales à gaz, aussi polluantes qu’incertaines en termes d’approvisionnement. Elle doit également réduire sa dépendance des approvisionnements de l’étranger (notamment de l’Allemagne et de son électricité bientôt majoritairement produite au très polluant charbon), puisque les pays actuellement exportateurs ne peuvent pas garantir d’avoir suffisamment d’électricité pour nous en fournir.

L’UDC s’engage résolument, avec un esprit libéral, pour l’innovation technologique et pour un approvisionnement énergétique sûr, bon marché et aussi local que possible.

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