Ce 1er août, célébrons une Suisse libre et souveraine

Le 1er août est bien davantage que notre fête nationale. C’est le jour où nous célébrons ce qui fait la force et la singularité de notre pays depuis plus de sept siècles : la liberté, l’indépendance et la responsabilité. Les fondateurs de notre Confédération n’ont pas bâti la Suisse pour qu’elle soit soumise à des puissances étrangères, mais pour que son peuple décide lui-même de son destin.
Cette volonté d’autodétermination demeure aujourd’hui plus actuelle que jamais. Alors que certains rêvent d’un rapprochement toujours plus étroit avec l’Union européenne, nous devons rappeler une évidence : la Suisse n’a jamais eu besoin de renoncer à sa souveraineté pour prospérer. Bien au contraire. Notre démocratie directe, notre fédéralisme, notre neutralité et notre capacité à décider librement de nos lois ont fait de notre pays un modèle de stabilité et de prospérité.
La souveraineté n’est pas un slogan politique ! C’est le droit fondamental pour un peuple de fixer lui-même les règles qui s’appliquent sur son sol. Les lois qui régissent notre quotidien doivent être élaborées au plus près de la population, contrôlées par le peuple et interprétées par les tribunaux suisses. Elles ne doivent pas être dictées par des fonctionnaires anonymes ou par des juges étrangers, qu’ils siègent à Bruxelles ou ailleurs.
Notre démocratie directe est unique au monde. Elle permet aux citoyennes et aux citoyens de corriger les décisions politiques et de tracer eux-mêmes la voie du pays. Cette liberté de décider est incompatible avec une reprise automatique du droit étranger ou avec des mécanismes qui placeraient les décisions d’instances extérieures au-dessus de la volonté populaire.
Être ouvert sur le monde ne signifie pas renoncer à son indépendance. La Suisse entretient depuis toujours d’excellentes relations économiques et diplomatiques avec ses partenaires, sans avoir dû se placer sous une tutelle étrangère. Coopérer, oui. Se soumettre, non.
En ce jour de fête nationale, souvenons-nous que la liberté n’est jamais acquise définitivement. Chaque génération a la responsabilité de la préserver. Défendre la souveraineté de notre pays, protéger notre démocratie directe et notre neutralité ne sont pas des combats du passé. Ce sont les conditions indispensables pour transmettre à nos enfants un pays libre, prospère et maître de son avenir.
En ce 1er août, célébrons avec fierté notre Confédération. Restons fidèles à l’esprit de nos ancêtres et continuons à nous battre pour une Suisse libre, indépendante et souveraine, où le dernier mot appartient toujours au peuple suisse.
Roxann Barbezat
Secrétaire générale UDC Neuchâtel et Députée au Grand Conseil neuchâtelois