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Retour sur la session du Grand Conseil du 20 janvier 2026

Retour session parlementaire du 20 janvier 2026

24.190 – Projet de loi modifiant la loi sur le statut de la fonction publique (LSt) (Pour une application plus inclusive de la feuille de route)

Le groupe UDC, par la voie du député Damien Schär, a exprimé de fortes réserves quant à l’introduction de notions telles que celle de « minorité visible », jugée floue, imprécise et problématique sur le plan juridique et pratique. Le groupe UDC a souligné les difficultés concrètes liées à l’identification de telles catégories, qui relèvent de la sphère privée et ne peuvent être définies de manière objective sans risquer l’arbitraire.
Le groupe UDC a également rappelé que l’État n’a pas vocation à refléter statistiquement la société, mais à remplir ses missions avec efficacité, neutralité et compétence. En matière de recrutement, seules les compétences doivent primer, indépendamment de la provenance, de la nationalité ou d’autres critères subjectifs, tout en privilégiant l’engagement indigène.
Sur le plan législatif, le groupe UDC a déposé un amendement visant à simplifier les modifications proposées, estimant que les énumérations proposées étaient excessives, nuisaient à la lisibilité de la loi et comportaient un risque d’exclusion implicite de certaines situations. Il proposait de maintenir une formulation générale, laissant au Conseil d’État la responsabilité de la mise en œuvre.
L’amendement proposé par notre groupe ayant été refusé de justesse, nous avons décidé de nous distancer du projet de loi en le refusant. Au vote, la nouvelle disposition a été acceptée par le Grand Conseil.

25.035 – Remplacement du logiciel Police

Le groupe UDC, via le député suppléant Florent Guye, a validé un crédit d’engagement de 10’086’000 francs pour le remplacement du logiciel police. En effet, il est nécessaire de garantir la sécurité et l’efficacité opérationnelle. Le constat était sans appel : le système actuel sera obsolète fin 2027.
Le crédit a été approuvé par le Parlement neuchâtelois.

25.032– Programme ePROCEDURES

Le groupe UDC a voté à l’unanimité l’octroi du crédit d’engagement de 6’450’000 francs.
Bien que ce montant soit significatif, il est justifié par l’urgence technique et l’obligation légale. Notre groupe veillera à ce que la mise en œuvre de ce programme se concentre sur l’efficacité administrative et ne serve pas à alourdir inutilement les processus judiciaires.
Le Parlement a également accepté ce crédit.

25.041– Dimanches sans voiture

Le groupe UDC, par la voie du député Jean-Pierre Brechbühler, s’est opposé à la mise en œuvre de « dimanches sans voiture » sur le territoire cantonal, tel que demandé par un postulat du groupe socialiste.
En effet, une telle demande n’est pas réalisable pour plusieurs raisons ; tout d’abord pour des motifs juridiques : les cantons ne disposent pas de la compétence nécessaire pour prononcer une interdiction totale de circulation sur l’ensemble du territoire cantonal.
Ensuite, pour des raisons pratiques évidentes ; une telle mesure engendrerait de très nombreuses difficultés, notamment pour les véhicules de secours et d’entretien, les transports publics et l’accès aux routes nationales et frontalières.
Le groupe UDC défend une approche pragmatique de la mobilité, fondée sur une cohabitation équilibrée des différents modes de transport, afin de répondre aux besoins de chacune et chacun. En revanche, nous nous opposons aux solutions idéologiques et extrêmes, telles que l’instauration de « dimanches sans voiture » sur l’ensemble du territoire cantonal.
Finalement, ce postulat a été classé à la majorité des députés présents, à la satisfaction de notre groupe.

Reprise problématique du Groupe Volta par RHNe, avec la complaisance du Conseil d’État ; l’UDC demande l’ouverture exceptionnelle du débat.

Demande d’ouverture de la discussion par la présidente du groupe, la députée Roxann Barbezat, à la suite de l’interpellation 25.133 Fabio Bongiovanni sur la prise de participation de RHNe dans le groupe Volta : chronique d’un échec annoncé…
En décembre 2025, le RHNe a repris discrètement l’intégralité du groupe de Santé Volta, qui était en situation d’insolvabilité et de surendettement.

Pourquoi cette reprise suscite tant d’indignation :
Le RHNe est lui-même en grande difficulté financière ; pour rappel, l’établissement public accumule d’importants déficits depuis plusieurs années – par exemple près de 29,5 millions de francs de déficit en 2024, alors qu’il visait un budget équilibré.
Avant même cette reprise, des voix, notamment au sein de notre Grand Conseil, s’étaient étonnées que le RHNe, déjà déficitaire, prenne en charge une clinique également en grande difficulté, créant un risque financier supplémentaire pour l’institution publique.
Dans les déclarations officielles du Conseil d’État sur ce rachat, aucun chiffre précis n’a été donné sur ce que RHNe achète ou assume, au niveau de la dette par exemple.
En résumé : une institution déficitaire prend en charge une autre structure qui croule sous les dettes, sans que les coûts réels soient clairement dévoilés. Cela ressemble moins à un sauvetage utile et plus à une dilution des problèmes financiers publics.

Au nom du groupe UDC, le président de la section cantonale, le député Raymond Clottu, a interpellé oralement le Conseil d’État sur cette problématique :

  1. Le Conseil d’État ne craint-il pas un effet boule de neige sur le déficit de RHNe ? Alors que celui-ci est déjà structurellement déficitaire, l’intégration d’une entité financièrement fragile entraînerait une augmentation des charges fixes, un besoin accru de subventions cantonales et une réduction des marges de redressement financier, avec pour conséquences possibles une hausse des impôts ou des coupes budgétaires ?
  2. Le Conseil d’État n’estime-t-il pas que cette décision entraînera une pression accrue sur le personnel de santé, alors même que RHNe fait déjà face à de fortes tensions organisationnelles ? Comment garantit-il le maintien des emplois à long terme, alors que des licenciements ont eu lieu ces derniers mois, et comment entend-il prévenir le départ de compétences clés susceptible d’aggraver la perte d’attractivité de RHNe, notamment dans un contexte de difficultés de recrutement ?
  3. Le Conseil d’État a-t-il conscience du signal politique problématique que représente cette décision, en laissant entendre que, quelle que soit la qualité de la gestion, l’État interviendra en cas de pratiques de gestion risquées, faussera la concurrence au détriment d’acteurs bien gérés et affaiblira le principe de responsabilité des dirigeants ?

En conclusion, les réponses du Conseil d’État ne permettent pas de lever les inquiétudes exprimées et demeurent insuffisantes au regard des enjeux financiers, sociaux et politiques soulevés.

25.423 – Renvoi des étrangers criminels

En réponse à la question portée par la présidente du groupe UDC, la députée Roxann Barbezat, le groupe UDC a réagi à la réponse lunaire du Conseil d’État, par voie de communiqué.
L’UDC Neuchâtel prend acte de la réponse écrite du Conseil d’État à la question 24.423 concernant le renvoi des criminels étrangers. Cette réponse confirme malheureusement ce que nous dénonçons depuis des années : une politique de renvoi laxiste, bureaucratique et déconnectée de la volonté populaire, dissimulée derrière un discours technocratique.

Une réponse écrite pour éviter le débat public
Le groupe UDC regrette la réponse écrite. En effet, cela permet d’éviter un débat public clair et transparent sur un sujet fondamental pour la sécurité de la population. Lorsque des criminels étrangers restent en Suisse alors qu’ils devraient être expulsés, la population a droit à des réponses simples, pas à un empilement de justifications administratives.

Des statistiques arrangées pour sauver l’image du canton
Le Conseil d’État affirme un taux de renvoi de 92 %, mais ce chiffre repose sur une lecture extrêmement complaisante des statistiques. Dans les faits, des dizaines de criminels étrangers disparaissent dans la nature, quittent le territoire sans contrôle ou ne sont jamais renvoyés faute d’anticipation et de fermeté des autorités.
Qualifier ces situations de simples « problèmes méthodologiques » est irresponsable. Pour la population, un criminel étranger disparu n’est pas un succès administratif, mais un échec sécuritaire.

Toujours les mêmes excuses
Manque de coopération des pays d’origine, délais administratifs, problèmes informatiques, différences de saisie entre cantons, transferts de données « fictives » : le Conseil d’État aligne les excuses sans jamais remettre en question sa propre action.
Pendant ce temps, les décisions de renvoi ne sont pas exécutées immédiatement, contrairement à ce que le peuple suisse a clairement exigé dans les urnes.

La volonté populaire systématiquement relativisée
Le passage le plus révélateur de cette réponse est la justification idéologique assumée du Ministère public : les autorités reconnaissent explicitement interpréter la loi de manière variable, en tenant compte de considérations personnelles, au nom de conventions internationales.
L’UDC rappelle que le peuple a accepté l’expulsion des criminels étrangers, précisément pour mettre fin à ce genre de pratiques. Transformer une obligation légale en débat d’interprétation permanente revient à vider la loi de sa substance.

Une explosion des affaires… sans exécution correspondante
Les chiffres fournis montrent une augmentation constante du nombre d’affaires impliquant des criminels étrangers. Pourtant, le nombre d’expulsions effectives reste limité et leur exécution traîne sur des mois, voire des années.
Cela démontre une chose : le système neuchâtelois ne fonctionne pas, et le Conseil d’État refuse d’en tirer les conséquences.

Enfin, le groupe UDC est outré des précisions apportées par le Ministère public. Nous citons : « Le questionnement des signataires de la question quant au respect de la loi et de la volonté populaire appelle la précision suivante de la part du Ministère public : la formulation retenue semble traduire une opinion déjà établie au regard des trois premières questions. » Il n’est pas demandé au Ministère public d’exposer son point de vue spéculatif sur des opinions politiques.

L’UDC exige un changement de cap
L’UDC Neuchâtel exige :
• une exécution rapide, systématique et contrôlée des expulsions,
• la fin des disparitions tolérées et des départs non vérifiés,
• une transparence totale sur les criminels étrangers encore présents sur le territoire,
• le respect strict de la volonté populaire et du droit fédéral, sans interprétations idéologiques.

La sécurité de la population neuchâteloise ne peut pas être sacrifiée sur l’autel du juridisme et de la complaisance. Le Conseil d’État peut multiplier les pages et les pourcentages : les faits restent têtus.
L’UDC continuera à dénoncer cette politique de façade et à défendre une Suisse sûre, souveraine et respectueuse de la volonté du peuple, et profite de rappeler que, d’ici cet été, le Grand Conseil sera appelé à réélire ses Autorités judiciaires. Si nous ne constatons pas un changement de cap, nous prendrons nos responsabilités en ne réélisant pas certains membres connus pour ne pas appliquer la législation en vigueur et voulue par le peuple.

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